#L’autre jour, mon mec / Hubert/ m’a dit...

« ce sera bien quand on habitera ensemble »... il était là, planté devant mwa avec ses étoiles dans les yeux...   J’essaie de vous décrire ce qui s’est passé dans ma tête. Je vous le joue au ralenti:   1/ j’ai plongé sur mon masque du « faire semblant » je me suis dit : « Souris 100drine, ♥♥, non pas comme quand c’est la photo à l’école, mieux que ça, vite. Mets, toi aussi, des étoiles dans tes yeux » Je courrais partout dans ma tête. Essoufflée.  2/ quand tout était au point j’ai dit  « ah oui » en ayant pris soin de mettre dans ma voix tout ce que je pouvais comme joie et comme super bonne humeur... 3/ au fond de moi, j’entendais ma petite voix qui d’un air complètement blasé (mais suffisamment fort pour que je l’entende clairement) lâchait un  « non mais en fait, non » 4/ je pense qu’il y a cru...    Et hop balayé. Passe à autre chose 100drine.   Mais qu’est-ce que j’ai foutu ? Impossible de lui expliquer gentiment ce que je ressens mwa... Simplement. Lui dire que je suis bien comme ça et que mwa, les plans sur la comète, c’est pas trop mon truc pour le moment... je sais c’est étrange mais je suis comme ça pour le moment, c’est pas contre lui... je suis lovée dans le brouillard et engluée dans les examens...   Est-ce que j’aurai dû 1/dire simplement la vérité et le regarder tomber à genoux la flèche en plein cœur ? 2/j’ai bien fait de faire ce que j’ai fait même si maintenant, je dois faire avec ce sentiment d’hypocrisie qui me reste en travers de la gorge 3/faire semblant de rien entendre et parler de mes nouvelles chaussettes en léopard   Comment on peut arriver à être vrai /ou se rapprocher au plus près de ce qu’on veut soi/ sans fracasser les autres ?   Vous auriez fait kwa ???  

# quand la tristesse me déborde , je...

Fais un peu comme toi, Akomitsu... je fais comme si de rien n'était. Je pétille. Toute la journée, je garde la tête haute. J’enfouis toutes mes idées noires au fond de mon cœur.  Bouchon. Je ravale en silence la tristesse qui monte du plus profond de mon ventre. Je donne le change.  Parfois, quand le niveau de cette tristesse est parvenu au bord de ma gorge, que je la sens qui se serre... alors je sais qu’il est urgent pour moi de trouver une petite grotte de silence. Pression. En général, je file aux toilettes. Explosion. Je fais un break. Parfois, je laisse couler les larmes en silence. Parfois, je serre fort les poings dans le fond de mes poches, parfois, je respire profondément, calmement, comme si je respirais pour la première fois... puis je ressors et j’enfile mon masque. La fille aux beaux sourires, c’est mwa !   Je pensais être la seule à faire ça... enfouir ma tristesse au plus profond de mwa...   Mais en lisant ton message Akomitsu, je me suis rendu compte d’une chose... qu’il y a bien des signaux qu’on lance pcq c’est trop difficile de donner le change mais que ces messages ne sont pas toujours lus. Pourquoi ? Ces messages nous semblent clairs... et pourtant... tout le monde est là, aveugle, tout autour...   Utiliser des mots pour dire des choses qui touchent le cœur, des choses qu’on ne comprend même pas tjs mais qui sont là dans notre corps est souvent tellement difficile. On voudrait que les autres puissent lire, décoder sans avoir à leur crier qu’on a besoin d’aide...   Comment on fait pour sortir de ces beaux sourires de façade avant de se faire trop de mal à soi-même, en silence ?  Comment on fait pour marcher vers la sortie sans se faire trop mal au passage?    

# Est-ce qu’on peut détester qq1...

Du fond de ses tripes...
Sans même savoir exactement pourquoi ?

Y a une fille dans ma classe, je peux pas la blairer. Et je sais que c’est vraiment vraiment pas sympa surtout pcq elle a carrément rien fait... Mais dès qu’elle ouvre la bouche ou qu’elle passe devant moi, je dois me retenir pour pas lui bondir dessus. Elle ouvre la bouche, j’en profite pour la rabaisser. Elle pleure dans un coin, j’ai tout juste envie de l’enfoncer encore plus... oui, c’est mwa l’affreuse méchante...

Si je vivais dans un dessin animé, ce serait un ralenti avec mwa qui la secoue violement, qui lui bondis sur la tête, qui lui arrache les cheveux... et franchement le pire de tout, c’est qu’elle a rien fait... c’est juste que c’est carrément mon opposé et que je la déteste dans mes tripes... et franchement c’est la première fois de ma vie que ça m’arrive de haïr à ce point qq1 sans raison... qu’est ce que je fais avec tout ce que j’imagine que je lui fais subir ???

Est-ce que ça vous arrive de détester qq1 sans savoir pourquoi ? Même s’il vous a rien fait ? Et vous faites kwa dans ces cas là ???

# Quand je serai grande…

 
Je mangerai des cornichons dans le bocal, dans l’ouverture de la porte du frigo.
Je laisserai trainer mes chaussettes sales jusqu’à avoir utilisé toutes les paires de mon tiroir.
Je me promènerai dans la nuit, juste la lune et moi.
libre
Je dirai toujours ce que je pense. A tout le monde. Tout haut.
Les math ne feront définitivement plus partie de ma vie.
Juste mwa mais certainement un peu autrement…
 

# la lettre que jamais je n’aurai dû lire...

Pcq depuis, j’ai un goût amer en bouche. Il y a depuis comme une griffure dans ma tête. Là,  présente, obsédante. D’abord, je me suis sentie envahie, complètement submergée. J’avais envie de me jeter par terre, de hurler en m’arrachant les cheveux, de taper des pieds après avoir pris soin de mettre mes bottes qui marquent le sol...   Engluée dans l’histoire de Reyhaneh Jabbari. Cette iranienne de tout juste 26 ans qui a été sauvagement pendue samedi dernier. Elle a tué l’homme qui l’avait agressé sexuellement.  Ma toute première réaction c’est de ne pas y croire. C’est juste pas possible. Ma tête ne peut pas imaginer que sur cette terre des gens quelque part (et finalement pas si loin) fonctionnent comme ça.  Puis tout doucement l’info rentre en mwa et là, j’ai juste envie de vomir. Cracher cette horreur. Je ne peux pas garder ça en moi.   Reyhaneh Jabbari a écrit une lettre vigoureusement magnifique à sa mère :« Le monde ne nous a pas aimés. Il n’a pas voulu mon destin. » Je ne sais pas si c’est à ma mère que j’écrirai... pê que oui finalement... Le truc que je me suis dit c’est que cette lettre, c’était une trace et que même si elle a été tuée, son corps balayé, le monde entier doit faire avec cette trace qu’elle laisse... et là... la force de ce qui est écrit explose au devant de la scène...    Parfois, je me dis que je préférais avant. Quand j’étais petite et que je vivais dans le monde des bisounours... Mais ça c’était avant... Maintenant, je dois vivre avec ce qui se passe autour de mwa... et qd ça fait trop mal... mwa, j’ai les mots, peut-être comme Reyhaneh Jabbari... et vous ?  

#J’ai l’impression que ma mère est ...

// pcq j’aimais bien et que certain/es d’entre vous me l’ont demandé, voici un petit texte qui fait partie du grand jeu de chroniques , postez les votres dans la partie Vos humeurs  avec le même titre)

Thème de la semaine : #J’ai l’impression que ma mère est ... (les idées, les propositions de thèmes pour les semaines à venir sont plus que les bienvenues, envoyez les dans les comms) //

  ailleurs... Elle est là, son corps et bien là... mais comment dire... c’est comme si vraiment elle était ailleurs. Parfois, je fais ça en classe, je sais bien comment ça marche. Tu as le corps en face de toi mais tu sens bien que la tête ne suit pas.   Elle est là, à rêvasser toute seule... mais parfois, j’ai le sentiment que c’est comme si elle m’évitait : elle a toujours un truc plus important à faire quand j’essaie de lui causer. Je lui dis des trucs et ça glisse sur elle. Est-ce que je l’énnerve à ce point qu’elle préfère m’éviter ? C’est pas son style à ma mère. J’ai pas trop l’habitude. Pcq elle est plutôt du genre mère collante, hyper présente même quand je revendique haut et fort un peu d’air. Toujours à tout vouloir savoir sur mwa, ce que je fais, ce que je pense, où je vais, avec qui,... elle veut toujours être au courant de tout. Limite des trucs qui la regardent pas du tout mais que je sens bien qu’elle veut savoir quand même et que j’ai pas envie de lui dire pcq c’est ma vie après tout. Mais généralement, elle oublie que j’ai grandi, je dois la répéter 100x, 1000x...   Mais là, c’est comme si tout à coup le fil qu’il y avait toujours eu entre nous était coupé. Paf. Du jour au lendemain. Moi, je lui demandais juste d’allonger un peu la distance entre nous, qu’elle me donne un peu de liberté mais j’avoue que j’ai quand même pas envie qu’elle m'oublie, qu'elle coupe le fil, comme ça du jour au lendemain.    C’est comment qu’on transforme une « mère collante » en mère « présente » // sans passer par la case mère « absente » // ???  

#BAD2014 Inequality

Non, ceci n’est pas un message crypté !  Inégalité, c’est le thème de la journée d’action du Blog Action Day 2014 (en deux mots, tout ceux qui le souhaitent écrivent ce jour là sur leur blog un billet sur le même thème. Si j’ai bien vu, on sera 1490 de 113 pays différents ! Un truc de dingue !   Et mwa, j’aime bien participer à ce genre de grande vague... je me sens alors accrochée... en mouvement,... faisant partie de,...   Bref. Inégalité, inégalité... ça tourna dans ma tête depuis au moins une semaine. Je suis devenue Miss Inequality ;o) Je vie inégalité, je dors inégalité, je rêve inégalité, je mange inégalité. Yes, je surveille discretos comment on fonctionne à table dans ma famille, et j’ai découvert un truc de dingue : c’est tjs mon père qui se sert le premier. C’est à côté de son assiette qu’on dépose les plats. J’avais jamais vraiment fait attention... Et ben mwa, je trouve que c’est une inégalité... c’est même pas lui qui a épluché les pdt !!! Bref. Ca me trotte donc en tête... Mis à part mon père tout-puissant, je pourrai vous parler de ma peau. Et du fait qu’il y a là un super exemple de fossé d’inégalité sur ce terrain entre mon frère et mwa. Je suis criblée de boutons, lui n’a rien. Rien de rien. Nous sommes donc complètements et injustement inégaux par rapport à cette merveilleuse compagne qu’est l’acné juvénile (quel nom dégueu qd même !) Puis j’ai réfléchi... sur mes problèmes de peaux personne ne peut rien faire. Même les lotions dans lesquels tout mon argent de poche disparait... Il n’ya que le temps qui peut voiler ces traces.   Mais qu’est ce que le temps ne peut pas voiler ? Là, j’ai commencé à regarder un peu plus loin que le bout de mon nombril et... je me suis souvenue de mon billet de la semaine dernière : Malala, son combat, les filles qui ne peuvent pas aller à l’école pcq ce sont des filles... et ça c’est quand même une inégalité écœurante. Et on aura beau attendre que le temps passe, ce sera encore pire. Là où agir pour mes boutons avec ma lotion soi-disant miracle donne zéro résultat, je suis certaine qu’en menant des combats comme ceux de Malala les filles pourront enfin aller s’assoir à côté des gars pour apprendre à lire et à écrire.   Je crois qu’il faut donc continuer à se battre, à défendre son avis, à sortir de sa bulle, ... Et ça ma boosté pour mener un combat à couvert au sein de ma propre famille... Je vais discrètement mettre le dîner devant l’assiette de ma mère ce soir... juste pour l’expérience... l’homme ou la femme qui se servira le premier ???  

C’est mwa qui ai décerné le prix Nobel de la paix ;o)

Yes, me !!! Si si je vous jure... Oui ok pas vraiment vraiment mais quand même. Je me sens faire partie de ce grand quelque chose ! Et ça me fait tout étrange... je suis même un petit peu excitée !
Today, c’est Malala, cette fille que j’admire depuis deux ans qui a eu le prix Nobel de la paix !!!! Malala Yousafzay.
 
Elle milite depuis hyper longtemps (au moins 3 ans) pour que les filles puissent aussi aller à l’école dans son pays, qu’elles aient accès à la même éducation que les garçons. Pour nous, ici, ça tombe sous le sens mais au Pakistan... avoir des revendications aussi « énormes » publiquement a fait d’elle la bête noire, la cible à abattre pour les talibans. Qui sans aucune honte, sans aucun scrupule ont tiré sur elle, ont tenté de la supprimer, le 09 octobre 2012... tout ça parce qu’ils ne peuvent pas entendre que les filles aussi peuvent apprendre à lire et à écrire... mais quel combat de gros 100gliers !!
 
Donc je disais que j’avais un peu l’impression de lui avoir décerné ce Nobel pcq il y a 2 ans, je parlais d’elle, de son combat dans un de mes billets, le 15 octobre 2012
Je me relis et je vois que justement je me demandais ce qu’on pouvait bien faire pour que son nom ne tombe pas aux oubliettes, qu’il reste au devant de la scène et tadam.... la voilà nobélisée, à 17 ans en plus ! Yes, je suis trop fière !!! Si seulement je pouvais la rencontrer... bref....
Ma conclusion du jour :  mwa aussi je peux participer à la nobélisation de qq1 que je trouve trop bien. Mwa, la petite 100drine, de mon petit coin de toile, j’ai qd même un super pouvoir, nan ?
Il ne faut donc jamais jamais jamais croire que ce que l’on dit tombe toujours aux oubliettes, ne sert à rien, que les combats sont perdus d’avance,... non, mwa, je crois que des choses sont possibles, que des choses se réalisent. La preuve... c’est toi Malala qui est le prix Nobel today ! Ca me redonne du courage, de l’énergie et un bon petit coup de pied au cul pour tous mes combats abandonnés bien trop vite !
 

Et je serai plus contente comme ça qu’en faisant quelque chose que j’aime ?

Mon père, lui, s’arrête à 2minutes 32 exactement.... lui, il ne danse pas. Il quitte la pièce et disparait. Fin du discours, fin de toute discussion.
J’ai l’impression d’être cette petite fille quand je parle avec mon père. J’ai des étoiles dans les yeux, pleine d’attente quand il me demande ce que je veux faire de ma vie... et lui, mon père, il est comme ce gars. Il est gris, il ne voit que l’utilité des choses. Faut faire des choses utiles, des choses qui vont te donner un avenir. Des choses qui construisent ton futur.
Faudrait que je voie comme lui, que je pense comme lui. Que je sois lui.
Mais 
1/il n’est pas moi
2/on dirait qu’il n’a jamais rien essayé, qu’il a tjs tout fait ce qu’on lui a dit
3/je ne suis pas lui
4/il faut qu’il comprenne qu’il doit un peu me laisser rêver sinon j’étouffe et je m’éteins. Fin.
 
Parfois, je crois qu’on ne parle pas la même langue. Et c’est vrai que dans ma tête je rigole quand il me tient ses discours tout fait...  il me reproche de manger au « fast food » comme il dit mais lui il a tendance à me servir du « fast discours » indigérable. Ouais c’est ça, mon père fait des dicours type plat préparé et moi qui les reçois, je n’ai juste qu’à ouvrir la bouche et manger ? Non, Non et non. Je refuse de me laisser gaver, fadement.
 
En plus, y croit-il vraiment ? Je sais qu’il a de l’expérience, je n’en ai pas... dans ma tête tourne sans cesse sa phrase favorite « crois-en ma grande expérience » ahhhh, ça a le don de m’énerver et de me crisper cette espèce de position « je sais tout, tu ne sais rien ».
 
Ok, il se préoccupe de mwa, j’ai bien compris mais... mwa, je veux essayer des choses, lui dit que ça ne sert à rien mais comment je peux savoir si j’ai pas essayé moi-même ???
 
J’adhère à ton texte Louloute au chocolat quand tu dis « (...) Nous sommes jeunes et fous, ils sont vieux et cons, nous sommes des rêveurs et ils ont trop les pieds sur terre, ils nous jugent et nous descendent mais c'est nous qui, un jour, graviront les échelons et atteindront le sommet pour enfin hurler au monde qui s'est trop foutu de nous que la jeunesse a vaincu. »
 
Alors des idées pour trouver comment je peux faire danser mon père avec moi ? Comment il peut passer le cap des 2minutes 32 ?
 

Merci #Elodie

Parfois, j’ai l’impression de servir à... RIEN, de dire des choses qui s’envolent dans le vent... comme des bulles de savon qu’on souffle l’été puis qui s’envolent et éclatent... et puis deviennent juste du rien... puis tout à coup, je lis ceci... un message de #Elodie... et là, là...   Pause... je prends le temps de souffler une petite bulle, encore une...   Merci #Elodie de me faire confiance à mwa mais aussi à tous les gens qui font de ce blog ce qu’il est... merci de leur faire confiance à eux aussi... Ce petit coin commun, chacun l’aménage... certains s’y installent et veillent à déposer des coussins tout doux autour d’eux pour que d’autres s’y arrêtent, d’autres préfèrent d’abord rester debout sur un paillasson un peu rêche pour se sentir libre de sortir à tout moment,... en coup de vent, confortablement, ou juste dans l’ombre de la porte... je pense que chacun a pu être touché par tes mots, ta confiance...   Waouw...   Saches que tu peux à tout moment, à toute envie venir déposer, crier, graver, jeter, hurler ce qui te bouscule. Tes idées, tes tristesses, tes colères, tes petites et grandes questions... il y a une place pour tous les petits et les gros nuages qui habitent nos têtes. Ici, on peut t’aider, un peu... et le psy, c’est une autre piste. Parce qu’il ne faut pas rester seul/e avec des idées noires... et tu peux peut-être aussi compter sur un prof, un voisin, une sœur, un cousin, une tante,... la solitude n’est pas la meilleure amie des idées noires. Elles ne devraient même jamais se rencontrer. Juste se croiser en coup de vent mais certainement jamais devenir potes...   Tu nous donnes de tes nouvelles ?